INTERVIEW : Raphaël LAM, l’illusionniste brodeur d’histoires

INTERVIEW : Raphaël LAM, l’illusionniste brodeur d’histoires

Suite à notre visite à l’exposition « Ce qui nous relie, de Noirmoutier à Tahiti » à la Petite Galerie BESSON en mars 2021, nous sommes allés à la rencontre de l’un des deux artistes exposés. Il s’agit de Raphaël LAM, dont les œuvres tissées avaient retenu notre attention. Bonne lecture !

Temps de lecture : 10 minutes

Qui es-tu ? Quel est ton univers artistique ?

Je m’appelle Raphaël LAM. Je vis à Lyon, et je viens de Nouvelle-Calédonie. J’étais architecte auparavant, et aujourd’hui je suis artiste : peintre, plasticien, dessinateur, et maintenant brodeur puisque ma technique actuelle est de broder avec du fil sur du papier.

A l’âge de dix ans, je suis venu en France et j’y suis tombé amoureux de l’architecture. C’est donc assez naturellement que j’ai choisi de rejoindre l’ENSAL (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon) pour mes études. Il y avait des cours très variés : arts graphiques, design, graphisme, mise en page, cadrage, photographie etc. ; j’y ai donc appris beaucoup de techniques artistiques. L’enseignement est pluridisciplinaire pour aborder toutes les notions d’architecture, et avec quelques bases sur l’art. Il y a d’ailleurs pas mal de personnes qui font les Beaux-Arts puis l’ENSAL. De mon côté, mon ambition c’était d’être artiste depuis le début ; d’être architecte puis d’aller à l’école des Beaux-Arts ensuite. Cela me faisait rêver de voir des collègues faire le chemin inverse.

J’ai ensuite travaillé quinze ans en tant qu’architecte. En 2003, j’ai arrêté d’exercer pour débuter ma voie artistique.

Raphaël dans son atelier – Crédit photo : Raphaël LAM

Quel est ton parcours artistique ?

J’ai commencé en expérimentant le dessin et la peinture pour chercher mon style graphique. Je copiais des dessins, des tableaux, des techniques etc. en les modifiant avec mon style. Finalement en 2017, j’ai commencé à développer mon propre langage artistique.

Quand j’ai commencé à trouver mon vocabulaire esthétique, cela a commencé par des bandes croisées avec de l’encre sur du bois ou de la toile. Cela me suit encore aujourd’hui dans le travail de tramage, de tressage sur papier. Il y avait déjà une influence textile dans mes créations avec ce motif à bandes croisées. Je peignais à main levée pour obtenir une certaine vibration. J’ai ensuite commencé à apposer des formes colorées dessus, pour jouer avec le contraste entre ces deux composantes. En parallèle, j’ai trouvé l’idée du livre comme support pour dessiner, afin de pouvoir être en contact avec l’art partout où j’allais. Je me suis dit un jour qu’on ne pouvait pas exposer les livres tels quels; je suis donc passé à des pages de livres que j’ai cousues sur du papier cartonné en dessinant des motifs géométriques.

« Bandes croisées rouge blanc, 4 formes blanc rouge », acrylique et lavis sur bois, 2016 – Crédit photo : Raphaël LAM

Dans ma dernière exposition à la Petite Galerie Françoise BESSON (N.D.L.R : galerie d’art lyonnaise située au 6 rue de Vauzelles dans le 1er), je change de matériau de base en utilisant la photographie. J’ai pour cela utilisé des photographies que j’ai récupérées dans l’album de photos de ma famille. J’ai donc fait un peu un travail « psycho-généalogique ». Par ce biais, j’ai découvert de nouvelles techniques avec ce nouveau matériau plus épais, plastifié, un peu satiné/brillant.

J’ai l’impression de faire des sauts de puce à chaque fois ; l’expression « de fil en aiguille » convient bien pour décrire mon parcours !

Peux-tu nous parler des techniques que tu utilises ?

J’ai pour l’instant exploré quatre techniques : la peinture sur bois, la peinture à l’encre, « dessiner coudre » sur papier et dernièrement « dessiner coudre » sur photographie. Cette expression « dessiner coudre » vient d’ailleurs d’un ami écrivain Éric HOUSER.

« Couture et encre sur cartes postales » – Crédit photo : Raphaël LAM

La peinture sur bois a été mon premier médium. J’aimerais bien y revenir un jour, mais apparemment pour l’instant ce n’est pas quelque chose qui plaît aux galeristes. Je prends en compte les remarques des collectionneurs et des visiteurs comme des pistes d’exploration. Par exemple, j’ai entendu beaucoup de gens dire qu’ils aimaient mon travail minimaliste à l’encre de Chine noire et au brou de noix. Cela m’a inspiré, j’ai donc fait plusieurs séries et cela a eu beaucoup de succès. Dernièrement je reviens un peu à la couleur, par exemple par touches de bleu comme dans ma dernière exposition à la Petite Galerie BESSON.

Travail encre sur bois – Crédit photo : Raphaël LAM

Le travail sur les photos était un peu comme une commande, correspondant par chance à l’un de mes souhaits. Françoise BESSON voulait me faire rencontrer Christelle CANTEREAU (@christellecantereau), qui travaille depuis quinze ans sur les photos. Cette rencontre m’a donné envie de tenter l’expérience, et cela m’a plu. Au départ je n’étais pas très rassuré, mais j’ai quand même fait quatre-vingt-six dessins pour une série. Je suis satisfait des deux tiers produits, ce qui est un assez bon ratio. Je peux certes ne pas aimer un dessin mais je me dis qu’il peut plaire à quelqu’un donc je ne jette rien ; je ne peux pas renier une idée que j’ai eue, elle a le droit d’exister. Voilà en outre l’intérêt de travailler en série : explorer une nouvelle technique intuitivement.

Ce travail de tressage de bandes de photos et couture m’a d’ailleurs donné envie d’acheter un métier à tisser. Ce métier à tisser va préfigurer des œuvres à  venir, tissées de matériaux mixtes.

Photo à l’exposition à la Petite Galerie BESSON – Crédit photo ; Raphaël LAM

Quel est ton processus de création et de réalisation ?

Mon processus de création est assez spontané. Les idées me viennent souvent la nuit, quand je me réveille pour boire un verre d’eau par exemple. J’ai une idée qui me vient comme ça et je la note. Je trouve ensuite le médium pour concrétiser cette idée.

Je fais un peu un travail monomaniaque en série. Je ne suis pas monotâche mais j’ai vraiment besoin d’aller au bout de ce travail chaque fois, de tout faire avant de passer à l’étape suivante.

Mon moment préféré pour créer est le soir, après avoir fait toutes les choses « quotidiennes » de ma journée. …). Je crée quand j’en ressens le besoin vital, et jusqu’à l’épuisement. Quelque part, je suis un peu comme un enfant qui joue; on ne m’arrête pas sauf si j’ai faim ou si je suis fatigué.

Par ailleurs, quel que soit la technique utilisée, en général je mets un fonds sonore : j’écoute de la musique en anglais, je chante, je regarde des films et ou des séries pour apprendre l’anglais. J’ai des fois besoin de calme mais c’est plus rare ; j’ai plus souvent besoin de son, de musique, de joie. Chanter me met en joie, cela me porte ; comme la création artistique.

« Série de petits tableaux, bandes croisées colorées », acrylique et lavis sur bois, 2017 – Crédit photo : Raphaël LAM

Comment procèdes-tu pour le travail sur livres ?

Concernant mon travail avec les livres, je le vois comme une rencontre avec un papier jauni, une typographie, des gravures. Une fois ce livre choisi, je le feuillette et j’ai des idées qui me viennent : avec des bandes croisées à l’encre de Chine, avec la couture. Le fil me permet de dessiner, mais aussi de structurer l’œuvre en dessinant, et de tenir le dessin sur le fond blanc papier cartonné. Beaucoup de personnes s’aperçoivent d’ailleurs après un moment qu’il s’agit de fil et non de crayon.

Les nombreuses pages d’un livre au format identique me permettent de travailler en série. Je le « désosse », je défais les coutures et je dépoussière page par page. Quand tout est prêt, je peins environ vingt doubles pages à l’encre de Chine. Si j’utilise un livre ancien, je peux prévoir de grands dessins ; ces derniers étant composés de groupes de huit pages pliées puis cousues. Après l’étape de dessin, je laisse sécher la série réalisée.

Le lendemain, je commence une autre série dans la même lignée esthétique. Cela me permet d’avoir une cohérence, un fil conducteur. J’apparente chaque série à une recherche esthétique par rapport à un motif, à une forme, une teinte ou une gamme de couleurs. Cela peut représenter trente, quatre-vingt, voire cent-vingt double pages. Je laisse bien sécher et aplatis le tout. Puis un beau jour,  je me mets à les coudre sur des fonds blancs prévus pour l’encadrement. L’idée est de faire un dessin prêt à être encadré.

Couture et encre sur livre – Crédit photo : Raphaël LAM

Comment as-tu appréhendé ce nouveau travail sur photos ?

En premier lieu, j’ai choisi deux photos emblématiques de mes parents : ma maman en pin-up, et mon papa qui pose devant des grands engins à l’armée en uniforme en 1968. Ces deux photos ont été prises alors qu’ils ne se connaissaient pas encore. J’en ai choisi ensuite une troisième, où ils sont ensemble sur une plage à Tahiti en 1968. La série s’intitule d’ailleurs « Tahiti 1968 » pour cela. J’ai souhaité travailler en triptyque sur chaque photo. Je les ai scannées et je les ai faites reproduire avec le procédé argentique en plusieurs formats et en plusieurs exemplaires. J’ai mis un mois et demi pour créer les trente-six dessins de la série.

Habituellement, je suis plutôt dans le geste spontané et fluide, via mon travail avec l’encre et le fil sur les pages de livres. Avec les photos, cela a été différent. Je me suis engouffré dans quelque chose de nouveau, dans un travail de calcul et de précision. J’ai même fait mille trous sur un de mes dessins ! Je ne m’imaginais pas y passer autant de temps.

Mon travail évolue quand j’explore de nouvelles techniques, ou quand j’y intègre un nouveau élément (matériau, forme, couleur etc.). Quelque part cela semble interminable, j’ai de quoi aller jusqu’à 100 ans avec mon vocabulaire esthétique.

Concernant la technique « dessiner coudre sur papier », tu dis qu’elle t’a été inspirée par l’art contemporain textile et ta mère couturière. Peux-tu nous en dire plus ?

Je ne suis pas très conscient de tout ça, je commence à peine à trouver les liens. J’ai toujours vu ma maman couturière au bout de la table avec un ouvrage, une machine à coudre. J’ai appris avec elle à raccommoder mes vêtements. Cela m’a évidemment mis un pied dans l’univers de la couture.

Ensuite, j’aime beaucoup les vêtements à carreaux, ainsi que l’art optique. C’est de là que je suis parti. J’ai essayé avec de l’encre de faire des bandes courbes puis croisées. J’ai beaucoup aimé le résultat optique obtenu avec si peu de moyens ; j’en suis d’ailleurs toujours fasciné.

Un jour sur Instagram j’étais tombé sur le travail d’une artiste brésilienne, couturière à la base, qui dessine avec du fil sur des patrons de vêtements. Cela a fait « tilt » par rapport à aux ouvrages de ma maman et j’ai voulu essayer. J’ai commencé avec des bandes croisées sur des cartes postales anciennes, puis je suis passé ensuite aux pages de livres cousues sur papier épais.

J’apprécie également l’art contemporain textile. Ce qui me plaît particulièrement c’est la mixité, le mélange des techniques. Je pourrais appeler mes œuvres brodées « mes tissages/métissages ».

« Mes parents » – Crédit photo : Raphaël LAM

Limites-tu toujours tes créations à un format « cadre » ou sors-tu des fois du cadre à proprement parler ?

Je préfère que mes œuvres soient toujours encadrées pour les protéger, je les pense donc dans un format « cadre ». Ceci étant dit, j’ai un projet qui va me permettre de sortir du cadre. J’ai en effet le désir de créer pour la rue, de devenir street artiste.

Je suis fasciné par les street artistes et leur façon de travailler. Je les trouve plus libres que les autres artistes : en termes de format, de support et de conditions de travail. Ayant exposé à la galerie Art Show (N.D.L.R : galerie d’art située au 38 grande rue de Vaise dans le 9ème) du street artiste Big Ben (@bigbenstreetart), j’ai pu rencontrer et échanger avec de nombreux street artistes, ce qui m’a permis de mûrir ma réflexion.

Un de mes projets serait de dessiner à la bombe sur des pages de livres, de les broder sur un support plus épais avec de la laine, puis les coller ou les attacher dans la rue. J’envisage donc plus un travail de collagiste. Ce serait la technique idéale pour moi, pouvoir travailler chez moi en amont et ne pas trop prendre de risques dans la rue. Si j’évacue de ma tête la contrainte de « l’illégalité », j’ai envie de peindre dans la rue directement à la bombe. J’imagine des bandes croisées noires sur des bancs en béton ou sur des murettes, qui créeraient ensemble des formes ondulantes quadrillées et des trompe-l’œil géométriques.

Où puises-tu ton inspiration ? Dans quelles mesures ta formation d’architecte influence ton travail ?

Je puise mon inspiration dans les médiums que j’utilise. Et en effet, le métier d’architecte a une influence sur mon travail. Dans mon métier j’avais tendance à raisonner l’espace, à créer des séries d’espaces réguliers.

Dans mes œuvres j’apporte la régularité. Le fond (page de livre, photographie) apporte le hasard, la vibration, le côté aléatoire.

« L’escalade de … dans le couple. » – Crédit photo : Raphaël LAM

Sur ton site, tu parles de « l’usage du fil comme fil conducteur pour broder des histoires ». Peux-tu nous en dire plus ? Est-ce aussi une manière de relier le passé et le présent ?

Le fait de relier passé et présent me parle beaucoup. Avant, j’étais très porté sur le passé. Maintenant, je suis plus porté sur le présent et le futur, le passé me pèse moins. La temporalité est très présente dans mes créations. Au début, je passais beaucoup de temps à peindre spontanément. Maintenant, je peux broder des heures. Mon rapport au temps a évolué, et cela a un rapport avec le fil. Je me rends compte que je vais là où mes dessins me mènent.

Est-ce peut-être moi qui m’illusionne ? Ou qui créé des illusions optiques vibrantes pour hypnotiser les spectateurs ? Je ne sais pas trop, mais psychologiquement il y aurait beaucoup à dire je pense ! (rires).


‘Dessin à l’encre, travail préparatoire sur mes cartes de visite 9’ – Crédit photo : Raphaël LAM

Tu aimes également écrire et considère tes œuvres comme des poésies mixtes. Quel est ton rapport actuel à l’écriture ?

J’écris beaucoup moins qu’avant, actuellement j’écris uniquement dans mon journal intime. Il y a quelques années, j’avais développé un blog très personnel où je racontais ma vie, mes soucis, mes rêves. J’ai aussi créé un blog d’architecture car j’avais eu l’idée d’y revenir mais autrement par le biais de l’écriture. J’ai fait marche arrière mais aujourd’hui j’ai envie d’y revenir à nouveau. Pour ma part, quand j’écris c’est toujours trop long, je fais des articles qui font une dizaine de pages. Quand je veux développer une idée, j’ai besoin de temps mais aussi d’espace.

Si je revenais à ces blogs un jour, ce serait par le biais de la vidéo ou de podcasts. Je pense que la vidéo et l’audio touchent un plus grand nombre de personnes et sont plus accessibles qu’un long texte.

Quels messages souhaites-tu véhiculer avec tes œuvres ?

Je pense que je véhicule un message inconscient. Beaucoup de personnes me disent que mes œuvres sont méditatives, mais je ne les crée pas dans ce sens. Quand je crée, je dois sûrement être dans une phase méditative. Je me demande si cela n’est pas d’ailleurs une manière de fuir un monde que je trouve hostile.

Créer est pour moi une manière de me ressourcer, ce qui me permet ensuite de revenir dans le monde en forme heureux, bien, équilibré etc. J’aime penser que cela se transmet aux spectacteur.rice.s de mes œuvres.

« Encre et broderie » – Crédit photo : Raphaël LAM

Pourrais-tu nous décrire ta relation à l’art ?

J’aime créer et consommer de l’art pour me divertir et m’extirper du quotidien. Je pense aussi que cela me nourrit vraiment personnellement, ainsi que mon imaginaire artistique.

J’apprécie également beaucoup la musique et le chant. Je souhaiterais tester l’improvisation théâtrale mais cela me fait peur ; après je me dis que la vie est de l’improvisation en elle-même donc pourquoi pas me lancer !

Quelle est l’influence des réseaux sociaux sur ton travail ?

Six mois avant le confinement de mars 2020,  j’étais sur les réseaux de manière classique. Ensuite, il y a eu le premier confinement et cela m’a chamboulé. J’ai arrêté les réseaux sociaux et je me suis réfugié dans la création, j’ai beaucoup créé. J’y suis revenu un an et demi plus tard. J’ai en outre profité de cette pause « numérique » pour créer mon site d’artiste au printemps 2020.

En janvier/février 2021, j’ai fait une exposition à la galerie Art Show et j’ai rencontré Isabelle TRICHELIEU (@isabelletrichelieu) qui est peintre. C’est une personne très positive. J’ai trouvé son énergie et sa volonté de partager son travail hallucinantes.

Cela m’a motivé et je me suis mis aux reels sur Instagram. Il faut évoluer avec son temps ! Je trouve Instagram également utile dans le sens où l’on découvre plein de choses comme des artistes et des galeries.

• Peux-tu nous partager un moment marquant de ton parcours ? Une anecdote ?

Je n’ai pas une bonne mémoire donc je ne retiens pas vraiment les anecdotes. Un bon moment serait ma première exposition personnelle en 2018 à la galerie Autour de l’Image (N.D.L.R : galerie d’art lyonnaise située dans le 2ème, au 44 rue Sala), qui a été un moment marquant pour moi.

Œuvre de l’exposition « Le geste de coudre » – Crédit photo: Autour de l’Image (site web)

Quels sont les artistes que tu admires ?

Voici les artistes dont j’admire le travail :

  • Bridget RILEY, pour son travail dans la lignée du mouvement Op Art
  • Victor VASARELY, pionnier du mouvement Op Art
  • François MORELLET, pour son travail très graphique et minimaliste
  • David HOCKNEY, pour son histoire et sa peinture
  • Genieve FIGGIS (@genievefiggis), qui a réussi sur Instagram aux débuts de ce réseau social
  • Wayne THIEBAUD, pour ses pâtisseries Pop Art
  • Barbara CARNEVALE (@barbara.carnevale) que j’ai rencontrée au Lyon Paper Art de 2020, pour son travail minimaliste avec du tissu et du fil
  • Nawelle AÏNECHE (@nawelle.a), pour son travail autour du tissage et notamment celui avec des bandes de cassettes vidéos

Quel est ton dernier coup de cœur artistique ?

Mon dernier coup de cœur artistique est Christelle CANTEREAU à la Petite galerie Françoise BESSON (@lapetitegalerie_besson). Le fait de côtoyer ses œuvres dans le cadre de l’exposition m’a permis de rentrer dedans en profondeur, et d’en saisir toute leur essence artistique avec mon œil d’architecte.

C’est quoi pour toi être un artiste en 2021 ?

A mon sens, pour être artiste il faut sortir des cases. Et même si l’on n’est pas artiste, on peut dessiner sa propre vie comme on le souhaite.

Quelles sont tes prochaines actualités et expositions sur Lyon (& autres) ?

J’ai une exposition collective prévue à la galerie Art Show (@art.show.lyon) cet été avec de nombreux artistes. J’ai aussi un projet top secret pour septembre/octobre. Et pour finir, je ne participerai pas au Lyon Art Paper en 2021 mais sûrement en 2022 !

-INFOS PRATIQUES-

Instagram : @raphael_lam888

Facebook : https://www.facebook.com/Raphael-Lam-Peintre-248426212289564/

Site web : https://raphael-lam-artiste.com

Merci encore à Raphaël pour le temps qu’il nous a accordé !

Propos recueillis par Lise ANDRE.

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