INTERVIEW : Capie, entre nature et onirisme cosmique

INTERVIEW : Capie, entre nature et onirisme cosmique

Reconnaissable grâce à ses champignons multicolores, nous sommes allés à la rencontre de l’artiste Capie pour en apprendre plus sur son univers. Bon voyage en sa compagnie !

Temps de lecture : 10 minutes

Qui es-tu ? Quel est ton univers artistique ?

Je suis Capie, j’ai 25 ans et je suis artiste peintre contemporain et d’arts urbains. Je suis lyonnais depuis 13 ans. J’ai commencé mon activité il  y a 10 ans, mais cela fait 5 ans que j’ai vraiment démarré ma vie en tant qu’artiste, via mon association qui me permet de vraiment présenter mon travail et de structurer mes projets. Je fais principalement du graffiti et de la peinture murale en représentant des champignons, des univers un peu magiques.

Mon but est de personnaliser le milieu dans lequel on vit pour qu’il devienne plus accueillant, que l’on puisse se sentir un peu plus chez nous tous ensemble et en dehors de nos bulles respectives. J’aime apporter la nature dans l’espace urbain ; c’est pour cela que je peins autant d’arbres, de champignons etc. pour essayer d’amener un peu cette nature envahissante dans la ville envahissante, afin de la rendre plus agréable. Le côté onirique de mes œuvres permet de s’évader de ce monde où tout est très droit, très carré, très réglementé ; et de se sentir accepté pour ce que l’on est.

MORE COLORS III – Crédit photo : CAPIE

Pourquoi ce nom ?

A la base, Capie était déjà mon surnom avant que je commence le graffiti. J’ai décidé de le garder comme pseudonyme d’artiste. Ce mot n’a pas de sens propre, donc peu de risque qu’il soit utilisé par d’autres personnes. J’ai ensuite adapté l’écriture et l’orthographe pour qu’il soit le plus unique possible.

Pour la petite histoire, CAPI l’agglo est le nom du réseau de transport de la région d’où je viens. Pour ne pas être référencé par la police, j’ai utilisé les lettres grecques κ (kappa) et  π (pi). J’ai pu m’amuser avec plusieurs formes d’écriture, à la fois avec la prononciation et le nombre π (3.14) ; comme par exemple avec le nom κ413. Je suis resté sur Capie comme nom usuel, et pour Instagram c4pie.  Il m’arrive parfois de ne pas signer mes œuvres quand je suis dehors pour qu’elles vivent d’elles même sans être associées à mon pseudonyme.

Champignons à Montpellier – Crédit photo : CAPIE

Peux-tu nous parler de ton processus de création et de réalisation ?

Je crée beaucoup la nuit, j’ai d’ailleurs commencé à créer par insomnie en regardant des films. Cela me tient éveillé et j’aime bien travailler en même temps. Le graffiti est également une activité nocturne de base ; tu peux peindre ce que tu veux où tu veux si personne ne te prend en « flag » J’ai trouvé cela très intéressant, et cela m’a beaucoup motivé dans mon processus de création pour accompagner mes insomnies. Maintenant, je travaille surtout dans mon atelier en pleine journée, et dans la rue. L’avantage d’être à l’atelier est que cela permet de créer  par n’importe quel temps et n’importe quand. J’aime bien avoir cette possibilité de me dire « allez j’ai envie de peindre je m’y mets ».

Il est important pour moi de se conditionner pour la création, après une fois le « mood » installé cela vient tout seul assez naturellement. Je fais aussi un travail psychologique pour me dire ce que je prévois de faire pour planifier mes semaines, pour me préparer mentalement pour peindre. Il y a une motivation naturelle mais il y a quelque chose qui  va s’installer aussi dans le sens où les conditions peuvent motiver aussi.

J’aime beaucoup écouter de la musique, regarder des films ou écrire tout en avançant sur des œuvres. J’aime accompagner ma création d’autres créations. Quand j’ai vraiment besoin d’inspiration, je me mets un peu dans ma bulle, je pars voir de beaux paysages à l’extérieur. J’ai du mal à ne pas peindre quand je suis hors de ma zone de confort. Je préfère peindre hors de Lyon, même si paradoxalement c’est ici que je peins le plus. Quand  je suis à l’extérieur, il y a d’autres vibes qui viennent se mêler. J’essaye d’adapter mes peintures au contexte : par exemple si je suis à Marseille, je vais utiliser plus de bleu, faire des trucs en rapport avec la mer et avec l’historique de la ville.  Tout est un facteur d’influence, la création reste quand même une histoire de conditionnement.

Champignon à Confluence – Crédit photo ; CAPIE

Mon processus de création est assez lié au regard des autres, il m’inspire. Le fait qu’il y ait d’autres personnes peut être très encourageant pour peindre. Ce qui est important pour moi c’est d’être compris. C’est agréable quand des personnes te disent : « je comprends très bien ce que tu veux dire », ou « ton univers cela me parle ». Cela est plus encourageant que des remarques sur la technique, du style : « waouh c’est bien fait », ou « ça se voit que tu fais ça depuis longtemps». J’aime bien quand c’est un peu personnel et quand cela vient du cœur ; que la personne voit le fond de l’histoire et qu’elle dise « ça m’a touché ».

Cela influence mon travail, même si je ne m’en rends pas forcément compte. On fait cela pour soi avant tout, mais quand on est artiste dans quelque chose de visuel, le regard des autres existe. Même si l’on ne s’en préoccupe pas toujours, à un moment s’y confronter et se confronter aux réalités c’est important aussi.

J’apprécie aussi les tâches annexes liées aux expositions : prendre des photos des œuvres, prendre des rendez-vous, rencontrer des personnes etc., cela me fait sortir et rend mon quotidien passionnant et imprévisible.

Quelles techniques utilises-tu ? Pourquoi privilégier celles-ci ?

J’utilise de nombreuses techniques différentes ; le but pour moi est vraiment la représentation finale. J’utilise évidemment beaucoup de spray. Cela reste mon moyen de prédilection, même si cela m’arrive d’utiliser de l’acrylique. Je vais utiliser un seul matériau, un seul médium mais je le fais à fond. Je suis peut-être un peu flemmard aussi,  je préfère utiliser quelque chose et savoir tout faire avec.

La bombe pour l’instant est la technique qui m’a permis de faire le plus de choses.  Elle peut être reliquéfiée sur les toiles, on peut la retravailler. Je peux choisir les couleurs que je veux, en mettre dans un gobelet pour faire du détail avec un pinceau. Je peux faire du pochoir, l’utiliser avec du scotch, peindre des petites surfaces ou des plus grandes surfaces ; avec une durée de vie assez durable assortie d’une facilité pour peindre. Il y a ce côté assez cool et puissant de pouvoir tout faire avec un seul outil. Quant à l’acrylique, je l’utilise des fois pour avoir un pigment est plus fort, pour de grandes surfaces ou pour obtenir un effet spécial. J’apprécie également utiliser des effets avec de la peinture UV.

Où puises-tu ton inspiration ? Tes œuvres montrent plusieurs thèmes récurrents : l’amour universel, la nature (dont les champignons), les univers parallèles, le cosmique, la femme et les dystopies.

Globalement tout m’inspire, je suis intéressé par tout. Mes sources d’inspirations incontournables sont les suivantes : énormément de musique, la nature, les films, les mangas, les voyages et les jeux vidéo. J’aime bien m’imprégner de ce que font les autres. J’aime bien quand ça bouge, quand c’est actif et quand c’est vivant. C’est pour cela que la musique et le multimédia me parlent tant.

À mes débuts,  le milieu du cinéma m’intéressait beaucoup. J’ai rencontré ensuite des musiciens et finalement la musique m’a énormément plu. Et même si je ne suis pas trop dans le rythme, cela m’intéresse énormément. J’écoute de la musique en permanence. Mon imaginaire se nourrit également beaucoup des jeux vidéo ; par exemple Rayman avec les champignons de partout. Petit, je passais ma vie à jouer à Rayman. C’est un personnage qui se balade dans un monde géant, avec plein de choses plus grandes que lui : des insectes, des petites rivières, des arbres, des plantes etc. Cela m’a beaucoup intéressé, comme tous les jeux vidéo d’aventure aux univers particuliers.

En ce moment, je vais vers des éléments futuristes, irréels, un peu mécaniques comme dans les dystopies. L’évolution et le renouvellement me fascinent, de nos jours nous sommes dans une phase de renaissance et cela m’inspire. C’est mon esprit utopique qui m’amène à peindre des dystopies et des utopies, et de les mettre en lien pour critiquer et aussi apporter des idées. Je rêve d’un monde où l’on est à l’intérieur et à l’extérieur en même temps, et où l’on peut mélanger ces deux univers pourtant vus comme opposés.

MIND II – Crédit photo : CAPIE

Quels messages souhaites-tu véhiculer avec tes œuvres ?

Mon premier message dans le graffiti était d’inviter les gens à faire de la peinture, à se réapproprier l’espace urbain. Il était accompagné d’un message de contestation, un peu en mode « je fais ce que je veux et où je veux ». Aujourd’hui, j’invite plus les gens à lâcher prise avec la réalité et le concret pour s’intéresser au monde intérieur, introspectif; d’entrer dans un autre monde qui est le monde au-delà de notre monde.

Nous ne sommes pas au centre de l’univers ; l’univers est au centre de tout le monde. Si tu vas vers cette philosophie, tu enlèves cette couche de réalité qui fait mal et tu te retrouves dans un univers moins fataliste et plus heureux. J’invite vraiment les gens à créer leurs propres mondes plus que de peindre parce que cela fait du bien ; et encore plus avec  le confinement. C’est d’ailleurs le but de mon exposition  » Nature & Lockdown : Open Your Mind » : inviter les spectateurs  à l’introspection, ne plus trop se laisser influencer par le monde extérieur, et relativiser, prendre du recul.

Se regarder les uns les autres, prendre contact, s’aimer ; c’est mon message actuel.

MORE COLORS I – Crédit photo – CAPIE

Pourrais-tu nous décrire ta relation à l’art ?

J’ai toujours aimé le multimédia : les films, les jeux vidéos, les dessins animés. J’ai été vraiment imprégné de tout ça, ainsi que de la musique. Au début, j’écoutais beaucoup de rock et de techno. Quand je suis arrivé à Lyon,  j’ai rencontré le hip hop et le milieu du graffiti lyonnais, qui est vraiment un milieu à part. Cela m’a un peu transcendé, car le hip hop cherchait à sortir du lot et à être à part, et avec de vraies revendications. J’ai découvert aussi plus en détail le rap, où avec le rythme et la poésie, les rappeurs se réapproprient les codes de la société pour parler de ses problèmes. S’aimer comme des frères et s’unir autour de jolis mots, de pouvoir parler de ce qui peut évoluer. Quels que soient les mots, il y a de la sensibilité aussi.

Avec le graff, j’ai lâché tous mes préjugés sur tout. J’ai rencontré le monde extérieur avec le graffiti et j’ai arrêté de me limiter.

Tu sembles avoir un lien particulier avec la musique, peux-tu nous en dire plus ?

La musique est en effet très importante pour moi. J’adapte la musique au contexte quand lequel j’évolue, même en dehors du contexte de la création artistique. Elle m’accompagne de partout. J’aime bien créer certaines connexions avec certains types de musique : rap pour le graff, mélodieux pour de l’abstrait, pour les toiles plus une musique d’ambiance.

La musique permet de transcender la réalité, être dans un état de transe,  et en quelque sorte quitter son corps. C’est mieux que toutes drogues, toutes personnes pour se dépasser.

SOLO REBORN – Crédit photo : CAPIE

Que peux-tu nous dire sur l’exposition  » Nature & Lockdown : Open Your Mind » ?

Chaque année,  je sors au minimum une exposition. Cette année promettait d’être compliquée avec le confinement. Cependant, j’ai eu la chance de rencontrer une bénévole au Peinture Fraîche Festival 2020, Zlata TEPLYSHOVA, qui est étudiante en master d’histoire de l’art spécialisé sur l’art contemporain. Un peu plus tard, elle m’a recontactée en me proposant le concept de l’exposition et la scénographie. Nous avons validé ensemble les grandes idées, et concrétisé son rôle via un stage dans le cadre de ses études.

Confinement oblige, un format en ligne a été adopté. Le travail en duo s’est très passé. Zlata aborde un regard structuré et a apporté un cadre à mes idées. On a utilisé un logiciel avec la scénographie imposée sur un étage, et à partir de là,  on a développé la scénographie de l’exposition. Tout est mis en scène : j’aime qu’il y ait une musique dans un décor, dans lequel on puisse se balader. J’aimerais bien finir mon travail dans l’installation, décorer des espaces entiers pour créer des immersions. L’idée d’immersion est très importante pour moi.

Mon message aux gens était de les amener à une méditation tout en  s’imprégnant de l’art. Si je devais le résumer en une phrase ce serait : « vois l’art à l’intérieur de toi ». Cela me semblait important de faire quelque chose à propos du contexte mondial et de réagir, même à petite portée via une exposition. Je n’en dis pas plus et je vous invite à aller la découvrir sur Internet en cliquant sur le  lien suivant, bonne visite dans mon univers ! : https://www.artsteps.com/embed/607ebf413a8052e509744328/560/315

Capture d’écran de l’exposition en ligne « Nature and lockdown : open your mind »

Quelle est l’influence des réseaux sociaux sur ton travail ?

Les réseaux sociaux,  ce n’est pas trop mon truc. Je mets 2h à faire un post Instagram par exemple ; et je rate toujours les heures les bons créneaux de publications (rires).

De mon point de vue, il est compliqué de gérer son art en réel et en virtuel. Soit tu te consacres à fond dans les publications, soit tu vis plus dans l’instant présent et dans les rencontres dans le concret.

Quel est ton rapport à l’espace urbain comme lieu de création ?

Je conçois mes œuvres en prenant en compte les spectateurs potentiels, comme les enfants. Je me suis toujours dit que j’avais envie de peindre pour les enfants, je pense donc à faire des créations « tout public ». J’ai pu chercher à provoquer dans ma jeunesse pour choquer et faire réagir, mais ce n’est plus le cas désormais.

Les jeunes, c’est notre avenir. Pour ma part, j’ai eu la chance de grandir entouré de nature. Quand je vois les jeunes évoluer en ville,  je ne dis pas que c’est moins bien, mais pour moi il leur manque l’émerveillement  qu’apporte la nature au quotidien. J’essaye vraiment de faire avancer les choses avec la peinture, que ce soit dans le côté éducatif via des cours de dessin que je donne dans des écoles ou via ce que je représente dans la rue. J’ai l’envie de développer le concept de « graffiti éducatif » ; de faire des images qui ont un intérêt, pas juste de la décoration mural,  en y incluant du savoir.

BLUE AND TREE – Crédit photo : CAPIE

Par ailleurs, j’inclus également le côté tout public dans mon rapport à la féminité, qui est un sujet que j’aime explorer. L’objectif de mes œuvres dans ce cas est de désacraliser le corps féminin et de l’intégrer au niveau de la nature, dans un contexte intemporel et sensible. Concernant le parti pris des modèles, cela compte pour moi de faire participer les autres et de montrer la féminité tout en poésie. Je n’identifie pas les personnes sauf si elles me le demandent, ce sont souvent des amies ou connaissances. Pour moi, ces femmes sont comme des personnages évoluant dans mes univers. Ce que je peins c’est quelque chose d’irréel, le corps est interprété dans un décor et dans un contexte qui n’est pas de ce monde. Il y a une vraie réinterprétation informatique. Cela n’empêche pas certaines remarques : une forme jugée suggestive pour un champignon à côté de femmes, un téton visible sur l’une de mes toiles… etc.. D’ailleurs concernant ce dernier exemple, je l’avais laissé exprès pour voir si des gens allaient le remarquer, ça n’a pas loupé !

RIVER ANGEL- Crédit photo : CAPIE

Pour en revenir à l’espace urbain en général, je trouve que les possibilités sont immenses. Il y a tellement d’artistes et de possibles au niveau urbain, on pourrait être classés ville monument national pendant 10 ans si on se motivait tous ! Je rêve de villes entièrement recouvertes de street art.

Peux-tu nous parler de ton travail au sein du crew WBC Family ?

Avec grand plaisir ! WBC (@wbc.family) va très bien en ce moment. Il est multiculturel, les artistes viennent de nombreux horizons : Lyon, Paris, Marseille, Rennes, Mexique, etc. et de nombreux univers artistiques différents. Il se compose des artistes suivants : Couba, Swing, Mok, Djul, Gregu T.tone, Kazé, Inert, Anp, Huereck, Aksy, Raton, Moralez et moi-même. Je connaissais Swing et Couba avant d’intégrer le crew.

WBC c’est un groupe de bons potes avec une même dynamique de travail. On ne mélange pas trop nos univers ; on les lie juste assez pour que nos pièces aillent ensemble avec la même couleur, la même dynamique. En très peu de temps de travail, on arrive à avoir une efficacité monstre. Il y a du vrai talent dans notre crew : du lettrage, des vandales, des visages, des paysages etc. et toujours avec le même souci du détail. On aimerait participer à plus de projets ensemble, et pourquoi pas professionnaliser notre activité.

Le crew c’est la famille. J’espère qu’on va durer et qu’on va garder les mêmes rapports. On part bientôt au Mexique pour assister au mariage de Huereck, donc ça va loin cette histoire de WBC ! Etre bien entouré c’est important quand tu fais de l’art.

WBC Family – Crédit photo : CAPIE

As-tu une anecdote ou un moment marquant à nous partager ?

Il y a quatre ans,  j’avais ma galerie/atelier place Fernand Rey dans le 1er arrondissement de Lyon. Un jour, mon voisin vient toquer chez moi avec deux types en costard. Ces gars-là me disent qu’ils travaillent à l’institut Paul Bocuse, et qu’ils cherchent un artiste pour décorer un restaurant éphémère. Je leur réponds que je suis partant, et on se rencontre ensuite tous les trois. On s’entend directement très bien, premier jour on se fait une descente en longboard ensemble. On est direct sur la même longueur d’ondes.

Le restaurant éphémère s’appelait « Factor Eat », en référence à la Factory d’Andy WARHOL. La décoration était donc pensée dans un esprit pop art. On me donne une planche de 4m trouvée dans le jardin, et je réalise donc 4 Paul Bocuse en mode pop art dans le style de WARHOL, en hommage à son œuvre « Marilyn Diptych » de 1962.  Aujourd’hui,  cette œuvre est exposée dans l’école à l’entrée du restaurant,  avec une plaque en or et mon nom dessus.

J’ai été honoré de participer à ce projet, Paul Bocuse étant pour moi la source de la gastronomie française et une icône lyonnaise. C’est aussi une histoire professionnelle assez incroyable, comment un graffeur se retrouve à l’Institut Paul Bocuse !

Ensuite, recevoir le prix du Peinture Fraiche Festival (@peinturefraichefestival) 2020 est également un moment marquant de mon parcours. Je garde un bon souvenir du festival et des rencontres que j’ai pu y faire, que ce soit à l’édition 2019 ou 2020.

Peinture Fraîche Festival 2020 – Crédit photo : CAPIE

Quels sont les artistes que tu admires ?

Côté musique, j’aime beaucoup le rappeur LeKa Skiziz (@skiziz)  et Admori (@admori_amr), dont j’ai designé d’ailleurs deux de ses pochettes d’albums.

Pochette album d’ADMORI « ANALOGIQUE » – Crédit photo : CAPIE

Pour les tatouages, j’apprécie le travail de Magiic (@magiicarts).

Côté street art tout le crew WBC bien entendu ; avec un gros big up pour Huereck (@huereck), Moralez (@moralez_xv3st), et Swing (@forain_swing). Sans oublier La Louve (qui se reconnaîtra), et Spectre (@spectr_diary).

C’est quoi pour toi être un artiste en 2021 ?

A mon sens, être artiste c’est être acteur de sa propre vie. Chaque chose que tu fais c’est de l’art.  Au moment où tu réussis quelque chose c’est de l’art. Et cela est d’autant plus véridique en 2021.

Quelles sont tes prochaines actualités et expositions sur Lyon (& autres) ?

Mon exposition « Nature & Lockdown : Open Your Mind » est toujours visible en ligne. Elle sera également présentée en réel dans un lieu dont la scénographie est proche de celle virtuellement conçue. Ce sera à la galerie Remontée Mécanique (25 rue Burdeau dans le 1er)  du 11 au 20 juin 2021.

Dans le cadre d’un event graffiti, je participe également à une fresque sur les marches de la  Place Guichard du 26 au 29 mai 2021.

J’ai également un projet en cours avec l’association mur69 pour l’autoroute A7 vers Marseille.

Sinon cela fait un moment que j’aimerais ouvrir un shop permanent, au début sur Internet puis ensuite en réel. Et pourquoi pas participer à des concours !

En attendant, vous pourrez me retrouver du 11 au 20 juin au 25 rue Burdeau pour ma nouvelle expo. Au plaisir de vous rencontrer et de recueillir vos réactions !

Affiche exposition « Nature and lockdown : open your mind » – Crédit photo : CAPIE

-INFOS PRATIQUES-

Instagram : @c4pie

Facebook : https://www.facebook.com/C4PI3

Site web : https://www.art-by-capie.com/

Merci encore à Capie pour le temps qu’il nous a accordé et sa gentillesse !

Propos recueillis par Lise ANDRE

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